Conseil municipal du 10 août 2026: saisine de la CDAC concernant le déménagement de Lidl
Rapport : Saisine de la CDAC sur le permis de construire n° PC 069 069 26 00022
Madame le Maire, Mesdames et Messieurs les adjointes et adjoints, Mesdames et Messieurs
En 2023, la commission départementale d’aménagement commercial du Rhône, a rendu un avis défavorable au déménagement de Lidl sur le site de l’ancienne jardinerie. Pour passer outre, Lidl a déposé une nouvelle demande de permis de construire le 24 juillet dernier, dans lequel la surface de vente déclarée s’inscrit juste en dessous du plafond de saisine obligatoire !
Ce nouveau projet, malgré la diminution de la surface de vente, ne changera rien quant aux motifs de l’avis défavorable de la CDAC à savoir, une concentration accrue de commerces alimentaires sur ce secteur - il y a quand même déjà 3 magasins d’alimentation Bio en plus d’ Intermarché ! - le risque d’ une baisse de fréquentation du centre-ville avec un affaiblissement de son tissu commercial qui n’est nullement écarté. Pour toutes ces raisons, nous considérons qu’il est effectivement nécessaire de saisir à nouveau la CDAC.
Lors de vos derniers échanges avec la société LIDL, vous avez confirmé vouloir le maintien d’une jardinerie, la requalification urbaine de l’entrée de ville et ainsi que la nécessité de ne pas dissocier le projet périphérique du centre‑ville.
Si la CDAC rendait cette fois-ci un avis favorable ? alors il vous appartiendra de veiller avec la plus grande vigilance aux respects de vos exigences.
Nous souhaitons en particulier insister sur deux points :
D’abord, le départ du Lidl actuel ne doit pas laisser un vide commercial au détriment des habitants du centre-ville. Il est indispensable qu’une offre alimentaire accessible à tous les budgets, et accessible à pied, soit maintenue à cet emplacement. Il ne serait pas acceptable que des riverains habitués à fréquenter Lidl soient contraints de prendre leur voiture pour conserver le même niveau de pouvoir d’achat.
Ensuite, concernant la zône commerciale de l’an 2000, il faudra veiller à une véritable diversité de l’offre commerciale. Si malheureusement une nouvelle jardinerie ne pouvait s’ouvrir, éviter l’installation d’une enseigne qui viendrait accentuer une offre déséquilibrée, notamment dans le domaine de la mode.
Notre vote favorable à cette délibération ne vaut donc pas accord de principe sur le projet porté par Lidl. Il traduit notre attachement à ce que la CDAC soit saisie, afin que les impacts commerciaux, urbains et sociaux de ce projet soient pleinement réexaminés.
Nous voterons donc pour cette délibération.


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